Déconnexion massive d’Uber et Bolt : les VTC réclament 2 €/km minimum
Équipés de gilets jaunes pour être visibles, des chauffeurs VTC se sont mobilisés à partir du mardi 10 décembre dans les zones aéroportuaires d’Orly, de Roissy–Charles-de-Gaulle (CDG) et à la gare TGV de Marne-la-Vallée Chessy. En cause : les pratiques tarifaires des plateformes Uber et Bolt, accusées de tirer les rémunérations vers le bas dans une logique de rentabilité accrue, tandis que le tarif payé par les clients reste, lui, quasiment inchangé.
Résultat : ce sont les chauffeurs qui absorbent la baisse et voient leurs revenus chuter drastiquement, alors que leurs frais fixes continuent de peser lourdement : carburant, entretien des véhicules, assurances, taxes et frais de stationnement.
Une déconnexion nationale reconductible
Pour protester contre ces pratiques, les chauffeurs ont annoncé une déconnexion nationale des plateformes Uber et Bolt du 10 au 25 décembre, avec possibilité de reconduction si aucune mesure concrète n’est prise.
Cette action vise à mettre la pression sur les plateformes et à dénoncer les tarifs dérisoires qui impactent directement leurs revenus. Selon les syndicats, cette période a été choisie pour sa forte affluence durant les fêtes, afin de maximiser l’impact économique et médiatique de la mobilisation.
Des faits alarmants : des courses payées à moins de 1 € par kilomètre
Lors de cette mobilisation, plusieurs chauffeurs ont présenté des captures de courses récentes montrant une réalité jugée inacceptable :
👉 des rémunérations inférieures à 1 euro par kilomètre, parfois même autour de 0,70 € à 0,90 € / km, après déduction de la commission de la plateforme.
Ces tarifs ne permettent plus de couvrir :
- le carburant,
- l’entretien du véhicule,
- les assurances professionnelles,
- les charges sociales,
- ni les frais spécifiques liés aux zones aéroportuaires ou ferroviaires (stationnement, accès réglementé à Marne-la-Vallée Chessy, Orly et CDG).
Témoignages : « À ce prix-là, on travaille à perte »
Karim, chauffeur VTC depuis 6 ans, témoigne :
« Sur une course de 65 kilomètres depuis CDG, j’ai été payé un peu moins de 55 euros.
Quand on fait le calcul, on est en dessous d’un euro du kilomètre.
Le client, lui, a payé plus de 120 euros.
À ce niveau-là, on ne travaille plus, on subit. »
Un autre chauffeur ajoute :
« On nous pousse à accepter ces courses sinon on est pénalisés par l’algorithme.
Mais à 0,80 € du kilomètre, après les charges, il ne reste rien.
Ce n’est pas un métier, c’est de la survie. »
Les témoignages mettent aussi en avant la pression psychologique et physique liée à la dépendance totale aux plateformes, avec un système où les heures de travail sont dictées par l’algorithme, et non par le chauffeur lui-même.
Une revendication claire : 2 € par kilomètre minimum
Face à cette situation, les chauffeurs mobilisés revendiquent unanimement :
- un tarif minimum garanti de 2 euros par kilomètre,
- une transparence totale sur le calcul des prix et des commissions,
- une limitation des commissions prélevées par les plateformes, pour que le modèle économique devienne enfin viable pour les chauffeurs indépendants.
Selon eux, ce seuil est indispensable pour exercer légalement, durablement et en sécurité, sans être contraints de multiplier les heures de conduite ou de travailler à perte.
« Nous sommes les dommages collatéraux des plateformes »
« Depuis des années, Uber et Bolt se livrent une guerre des prix. Nous, on est les dommages collatéraux », résument plusieurs chauffeurs présents.
Ils dénoncent un modèle dans lequel :
- les plateformes sécurisent leurs marges,
- les clients ne voient pas de baisse significative,
- et les chauffeurs assument seuls le risque économique.
Les chauffeurs alertent également sur les risques de sécurité : conduite sous pression, fatigue accumulée, et véhicules sur-utilisés peuvent mettre en danger à la fois les passagers et les conducteurs eux-mêmes.
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Orly, CDG et Marne-la-Vallée Chessy : des zones sous haute pression
Les zones VTC autour d’Orly, de CDG et de la gare TGV de Marne-la-Vallée Chessy concentrent toutes les tensions du secteur :
- saturation du nombre de chauffeurs,
- forte dépendance aux plateformes,
- coûts fixes élevés,
- pression algorithmique permanente.
Dans ce contexte, la généralisation de courses payées à moins de 1 € / km est vécue comme une ligne rouge franchie.
Enjeux sociaux et économiques
Les chauffeurs soulignent également la dimension sociale de leur lutte :
- absence de droits sociaux réels (congés, retraite, chômage),
- dépendance économique aux plateformes,
- travail souvent étendu aux soirées, nuits et week-ends pour compenser les faibles revenus,
- risque d’épuisement et de burn-out.
Cette mobilisation vise donc autant à protéger leur activité professionnelle qu’à alerter les pouvoirs publics sur les dérives d’un système économique inéquitable.
Stratégies de mobilisation et perspectives
La déconnexion programmée du 10 au 25 décembre est accompagnée de mesures de coordination :
- vérification des courses par les chauffeurs pour éviter toute prise de risque,
- communication nationale auprès des médias et du public,
- contacts avec les élus locaux pour obtenir soutien et visibilité.
Si aucune réponse satisfaisante n’est obtenue, les chauffeurs envisagent d’étendre cette déconnexion à d’autres grandes villes françaises, afin de renforcer la pression économique et médiatique sur les plateformes.
Observations clés :
- Les commissions prélevées par Uber et Bolt varient souvent entre 25 % et 60 %, bien au-delà des frais réels d’exploitation.
- Les chauffeurs sont parfois payés moins de 1 € par kilomètre, alors que le client paie un tarif standard ou élevé.
- Les plateformes conservent la majorité de la marge, sans partager le risque économique avec les chauffeurs.
- La revendication de 2 €/km vise à atteindre un seuil minimum de rentabilité et sécurité économique pour les professionnels.
Vers une mobilisation nationale reconductible
Pour les chauffeurs, l’enjeu est clair :
👉 continuer à exercer dignement leur métier, ou voir disparaître un secteur pourtant essentiel à la mobilité urbaine.
La mobilisation engagée à partir du 10 décembre, avec possibilité de reconduction, marque une étape majeure dans le combat pour des conditions de travail équitables et un revenu juste.
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